Les tribulations d'Anaïs

Avec des vrais morceaux de moi dedans

22 avril 2014

Un jour marquant. celui où j'ai fait le mur

Hier c'était Pâques mais point de chasse à l'oeuf pour moi, ma journée a été remplie par une autre activité...Je vous avais déjà parlé du mur "Before I die" que nous avions vu à Prague et notre envie d'en créer un à Cork; notre visite de Prague remonte déjà au mois d'octobre et nous avions immédiatement commandé le kit mais il nous manquait un ingrédient essentiel essentiel pour se lancer dans la réalisation du mur: le beau temps!

6 mois plus tard voyant enfin le beau temps poindre son nez, Marianne et moi avons décidé de nous lancer. Samedi nous avons donc arpenté la ville pour réunir le reste du matériel nécessaire: peinture, pinceaux et escabeau.

 

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marianne escabeau

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Nous avons également découpé et solidifié les pochoirs. Une journée très chargée mais nous étions prêtes pour the big day.

decoupage

Et nous voilà donc réunies en ce dimanche matin de Pâques, avec Barbara et Marie (bien décidée à aider malgré son bras cassé) dans l'appart de Marianne, devenu le QG de l'opération. Nous prenons tout le matériel pour nous rendre au pied du mur. Première tâche: le nettoyer, puis c'est enfin l'heure de la première couche de peinture noire au rouleau. Les passants sont un peu interloqués et commentent parfois le choix du noir, un peu déprimant à leurs yeux. 

Une fois la première couche passée, nous décidons de nous attaquer à une étape plus délicate: peindre à la bombe le "titre". Première difficulté nous n'avons qu'un escabeau et pas facile d'aller scotcher le pochoir dans ces conditions. De plus le pochoir est lourd et ne tient pas. Un petit tour au cyber-café pour emprunter un second escabeau (stepladder en anglais, l'occasion d'apprendre un nouveau mot), une découpe du pochoir pour l'alléger et le tour est joué. Barbara après quelques essais dans un coin du mur et sur un carton maîtrise parfaitement la technique avec la bombe de peinture (pas si facile que ça). Barbara et moi pouvons donc nous attaquer à tagger le "Before I die" en haut du mur perchées sur nos escabeaux.

Nous enchaînons ensuite sur la deuxième couche de peinture avant que le soleil n'arrive sur le mur (timing parfaitement géré car j'avais pris la peine de venir voir le mur quelques jours auparavant pour comprendre l'ensoleillement). Lorsque nous finissons la seconde couche, la partie gauche du mur a eu le temps de sécher et nous pouvons attaquer l'étape taggage/pochoir. Barbara et moi nous y collons de nouveau (Barbara est en charge de la bombe et je suis en charge de maintenir le pochoir), pendant ce temps Marie s'applique à faire les finitions lorsque la peinture blanche coule un peu. Dave, venu donner un coup de main, et Marianne trouvent la solution pour le problème du panier à craies: le propriétaire du mur ne veut pas que l'on perce des trous mais il y a déjà 2 vis dans le mur; Dave va chercher sa viseuse et en 2 temps/3 mouvements notre petit panier est accroché.

Du beau travail d'équipe qui nous permet de finir vers 16h30. Nous sommes affamées et épuisées; nous étions tellement absorbées par le travail que nous n'avons pas fait de pause-déjeuner. Mais nous sommes surtout fières de notre travail.

J'installe une corde qui fait office de ruban rouge pour que nous puissions la couper allègrement pour l'inauguration du mur. Puis nous prenons une craie et écrivons enfin les premiers mots. Quelques passants sont là, nous les invitons à écrire et c'est parti! En quelques minutes le mur n'est déjà plus le même. Nous observons très émues les gens s'emparer des craies et s'enthousiasmer de notre idée. Un passant reste une bonne trentaine de minutes avec nous à observer les gens se succéder. Lorsqu'il repart après nous avoir longuement félicité il dépose un oeuf en chocolat dans le panier de craies.

 

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Nous nous décidons enfin à quitter notre mur non sans émotion (et un peu d'appréhension) pour aller prendre une douche plus que nécessaire. Une heure plus tard nous nous retrouvons de nouveau devant le mur pour découvrir plein de nouvelles inscriptions et dessins. Nous laissons notre mur pour aller au pub fêter sa naissance. Ensuite il est enfin temps d'aller manger, nous choisissons un resto qui nous permet de passer de nouveau devant le mur, il est toujours là et toujours aussi beau.

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En tout cas, cette journée restera dans nos mémoires ainsi que la joie d'avoir créée une oeuvre qui ne nous appartient déjà plus et rend les gens heureux.

Et si l'histoire du mur vous plaît, vous pouvez suivre son aventure sur notre page Facebook.

Posté par yucata à 00:37 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    C'est génial!!!!!

    Posté par 100drine, 24 avril 2014 à 21:11

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